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    France-Échos

     

     

    Seuls quelques anciens se souviennent peut-être de ce site fermé en 2006.

    Il avait été fondé par "FBP", alias "Roger Heurtebise", disparu en 2013...

    J'ai retrouvé, entre-autres, ces témoignages parus sur Riposte Laïque

     

     

     

     

     

    retrouvez les articles de Roger HEURTEBISE sur R.L. en cliquant sur le petit cochon...

    France-Échos

    L’engagement politique et idéologique de "Roger HEURTEBISE", fut un modèle. Ce modèle doit devenir la règle, non seulement en France, mais en Europe et dans tout le monde occidental. Il n’hésitait pas à rappeler qu’il fut un cadre fédéral du Parti Socialiste. Lui-même se définissait comme agnostique. Il était agacé par les bigots de toutes confessions. Il ne supportait pas les revendications « communautaristes ». Mais il respectait les croyances de chacun. Hostile à l’islam, en tant que doctrine, il ne l’était pas du tout envers les musulmans eux-mêmes. Et s’il fit de l’islam sa principale cible, c’est parce que l’islam c’est le problème totalitaire, imposé au monde occidental, par des dirigeants collabos. On peut dire que son "grand-œuvre" fut la création du site "France-Echos". Pour la première fois, un site français consacré pour essentiel, à combattre l’invasion musulmane, réunit des membres venus de toutes les tendances politiques, sans exception, de l’extrême gauche, à l’extrême droite, en passant par tous les partis traditionnels. Pour la première fois, des juifs mêlèrent ouvertement leurs voix, à celles de militants du Front National. Pour la première fois, un site indépendant de toutes obédiences, atteint une vraie notoriété, en combattant le dogme du politiquement correct.

    Bien entendu, ce franc-parler, et cette notoriété déchaînèrent la hargne de tous les scribouillards préposés à la propagande islamique, dans la presse et l’audiovisuel. Les menaces de procès furent perpétuelles et les poursuites contre les rédacteurs, nombreuses. Mais cela dérangeait aussi les organisations en place, coincées sur leurs clivages politiques dépassés. Dans ce combat, un site internet ne suffisait pas. France-Echos fut un pionnier, Riposte Laïque a pris le relais avec plus de moyens.

    Charles DALGER

     

    Roger Heurtebise était un pseudo. C’est sous cette couverture, et bien d’autres, qu’il mena son combat de patriote. Le cochon ricaneur qu’il s’était choisi dernièrement comme avatar signifiait qu’en toute circonstance il était prêt à dire Merde à l’Islam.  Vous avez bien lu Islam, et non pas islamisme ou fondamentalisme islamique ou encore Islam radical… Roger n’était pas du genre à faire dans la litote, fausse pudeur qui sied tant aux jouvencelles de la bien-pensance.

    Car Roger avait compris depuis fort longtemps que cette religion, qui avait envahi son quotidien marseillais à cause d’une immigration de masse, représentait la pire idéologie pour l’avenir de notre pays. En guerre contre les politiques responsables du Grand Remplacement, Roger Heurtebise fut un résistant éclairé, sourcilleux et dévoué.

    Au yeux de ceux que sa plume aura étrillés comme Caroline Fourest, Manuel Valls, Cécile Duflot, BHL, Askolovitch, les scribouillards de Charlie Hebdo, de Libé, de Télérama, ceux du journal Le Monde, des Inrocks, de RMC, de France Inter, d’Arte, de Canal+…. Roger Heurtebise était un salaud, un fasciste, un fumier, une raclure.

    Aujourd’hui c’est toute l’équipe de Riposte laïque, et plus largement la galaxie des patriotes, qui pleurent. Mais que nos adversaires ne se réjouissent pas trop vite…. Roger Heurtebise a fait des petits, plein de petits… des résistants qui n’hésiteront pas, comme il a su si bien le faire, à les pourchasser, les défier, révéler leur vraie nature de collabos, et pour finir, les anéantir.

    Jérôme CORTIER

     

    Je voudrais dire ici adieu à mon vieux camarade de Riposte laïque, disparu ce jour, las de trop de souffrances physiques et morales.

    Je voudrais lui dire ma peine, ma tristesse, à l’idée de ne plus entendre sa voix, de ne plus lire sa plume experte et acidulée.

    Roger a été l’un des premiers résistants à l’islam de notre pays, à l’heure où nous étions nombreux à croire encore que tous les immigrés s’assimileraient comme l’avaient fait les Espagnols, Italiens, Portugais et Polonais au XXème siècle… Il a eu les yeux ouverts avant tout le monde et on ne le remerciera jamais assez de nous avoir aidés et accompagnés dans cette lutte entreprise relativement tardivement.

    A ce titre Roger mérite une place à part au Panthéon des Résistants du XXIème siècle, qu’il va nous falloir construire.

    Ce Panthéon sera à part, parce que, si la compagnie de Jean Moulin ou de Victor Hugo est à rechercher, on peut s’inquiéter de ce que deviendra le Panthéon de Hollande-Ayrault si les Français ne les chassent pas du pouvoir : qui excluront-ils du Panthéon parce que notre histoire et nos grands hommes sont majoritairement blancs et masculins pour les remplacer par des noirs et des femmes ?

    Tu vas nous manquer, Roger.

    Christine TASSIN

     

    Ô Allah je T’interpelle par les noms les plus glorieux que Tu t’es attribués dans le saint Coran afin d’implorer Ta miséricorde à l’égard de mon ami Roger qui vient de nous quitter.

    Toi le plus Puissant, le Dominant, l’Oppresseur, le Dompteur, qui te fais plus Grand que tout le monde, épargne lui les châtiments de la tombe et indique lui directement le chemin de la félicité, car lui, comme personne, était bien versé dans les sciences islamiques et connaissait absolument tous Tes noms.

    Il ne se limitait pas à la profonde connaissance des quatre-vingt-dix-neuf noms bien connus par tous les musulmans, mais il a appris à découvrir aussi le centième, le diadème de ton chapelet de noms.

    C’est par ce centième nom, le plus glorieux et le plus terrifiant – que les sages n’osent même pas prononcer – que j’ose Te nommer aujourd’hui. Ce nom prouvera à ceux qui pourraient encore en douter que Toi, Allah-de-Toute-Violence, Tu es effectivement capable de tout (إنك على كل شيء قدير). C’est écrit… dans Ton saint Coran. Il n’y a qu’à voir ce qui se commet de par le monde au cri d’Allahou-Akbar pour se rendre à l’évidence que c’est tout à fait vrai et que Tu es la terrifiante Vérité tangible de ce monde.

    Roger a contribué à dévoiler à la France entière Ton vrai visage. Il a ainsi bien mérité Ta reconnaissance et celle de toute la nation pleine de méconnaissance et qui, de ce fait, est en cours de dislocation, de désintégration, de disparition, grâce à qui ? Grâce à Toi ô Allah auquel tout bon musulman devrait rendre grâce.

    Pascal HILOUT, né Mohamed


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  • Roger Chomeaux, dit Chomo, né le 28 janvier 1907 à Berlaimont et mort le 19 juin 1999 à Achères-la-Forêt, est un sculpteur français.

    CHOMO... le Dali de la forët de Fontainebleau

    un lien vers un site qui lui est consacré: http://chomo.fr/

     

    Roger Chomeaux entre à l'école des beaux-arts de Valenciennes, puis à celle de Paris, où il pratique la peinture et la sculpture. Il remporte plusieurs prix avant de trouver un emploi de décorateur dans une maison spécialisée dans la réalisation de tapis, tandis que son épouse vend des laines à domicile. Mais la Seconde Guerre mondiale l'envoie dans un stalag de Pologne.

    Au cours de la décennie suivante, il se réfugie dans la forêt de Fontainebleau où sa femme a acheté quelques hectares. Il adopte alors un langage parallèle, phonétique, et signe désormais Chomo.

    En 1960, sa première exposition se tient à la galerie Jean Camion, rue des Beaux-Arts. Chomo décide alors de quitter définitivement Paris et s'installe seul à Achères-la-Forêt.

    Écologiste avant l'heure, gardien d'abeilles, il possèdera jusqu'à vingt ruches ; il travaille le bois (ses "bois brûlés"), la pierre, les matières plastique. Le chemin qui conduit à son domaine, où il travaille à ciel ouvert, est constellé d'écriteaux. On y lit par exemple : « Qèl anprint ora tu lésé sur la tèr pour qe ton Die soi qontan ? ». Car Chomo développe son écriture phonétique dont la poésie envahit son œuvre. Il baptise son coin de forêt « Village d'Art Préludien ».

    Délaissant le bronze, la terre cuite et le marbre, Chomo choisit des « matériaux qui respirent ». La tôle, le bois, le plastique, le verre ou le béton sont sources de découvertes permanentes. Le sculpteur poursuit ses séries de bois brûlés. Il modèle aussi des grillages qu'il peint ou incruste de plastique fondu et de matériaux divers. Il détourne des jouets d'enfants. Il emploie le béton cellulaire : « Je le sculpte comme on écrit un poème » explique t-il à ses visiteurs.

    Chomo s'attaque à l'architecture et à l'art du vitrail : il construit trois bâtiments de bois, de grillage et de bouteilles, qui lui serviront à abriter ses très nombreuses œuvres. Le premier s'appelle « Sanctuaire des bois brûlés » ; le deuxième, « L'Église des Pauvres », est agrémenté d'une rosace spectaculaire réalisée avec des bouteilles de couleur et le dernier, « Le Refuge », recouvert de capots de voitures.

    C'est Clara Malraux qui attire l'attention du ministère des Affaires culturelles sur l'artiste. Après s'être essayé à la création musicale de style musique concrète, entre synthétiseur et poésie, le sculpteur devient cinéaste expérimental avec son film Le Débarquement spirituel, en collaboration avec le réalisateur Clovis Prévost et Jean-Pierre Nadau. Il s'y met en scène au milieu de ses œuvres

    Chomo meurt en 1999 entouré par ses créations, veillé par sa seconde épouse. Dix ans après sa mort, la Halle Saint Pierre organise sa première grande rétrospective.

    Désormais, seuls les bâtiments sont conservés dans la forêt, toutes les autres œuvres transportables étant stockées ailleurs ou vendues.

     

     

     

     


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    Un livre culte, à la fois déroutant et fascinant qui a, à l'époque, suscité de nombreuses et vives discutions... C'est pourtant, et surtout, une invitation à penser autrement, à faire entrer un peu de poésie et d'impertinence dans un monde froidement technique et matérialiste, un grand bol d'air...

    Les auteurs répètent régulièrement qu'ils ne sont pas de nouveaux gourous, qu'ils ne veulent pas créer une secte quelconque et farfelue. Non, ils s'interrogent sur des événements extra-ordinaires, ils ouvrent le champ du possible. Les esprits cartésiens seront mis à dure épreuve, les autres plus ouverts seront troublés par des récits nous semblant extraordinaires et qui mêlent joyeusement mais avec sérieux, les connaissances les plus pointues (de l'époque) et les savoirs anciens, traditionnels ou mythologiques...

    J'avais entendu parler de ce livre, il peut déranger et certains le jetteront par dessus l'épaule ou le prendront pour une farce, d'autre, comme moi, y verront une ouverture, une passerelle troublante jetée vers d'autres possibilités. Troublant résume bien l'esprit de ce livre. Je le feuillette à nouveau, de temps à autre,

     

    Le Matin des Magiciens

     

     

    Le Matin des magiciens, introduction au réalisme fantastique est un livre de Louis Pauwels et

     Jacques Bergier publié en octobre 1960 et se présentant comme une « introduction au

     réalisme  fantastique ».

     

     

    Cet ouvrage de plus de 500 pages dans son édition originale se présente comme un récit, « parfois légende et parfois exact », consacré à « des domaines de la connaissance à peine explorés », « aux frontières de la science et de la tradition ». Son contenu aborde des thèmes aussi divers que l'alchimie, les sociétés secrètes, les civilisations disparues, les récurrences insolites, les religions et les sciences occultes ou l'ésotérisme. Il repose sur des témoignages anciens (comme les manuscrits de la mer Morte), des recherches et des livres d'auteurs reconnus ou méconnus, des articles de revues spécialisées et des ouvrages de science-fiction ou de littérature fantastique. Ce livre, véritable phénomène éditorial, vendu à un million d’exemplaires, a remis au goût du jour le réalisme fantastique, inspiré la revue Planète, et la collection L’Aventure mystérieuse, où Jacques Bergier publiera plusieurs ouvrages.

    Ce projet vient de la rencontre entre le journaliste et écrivain Louis Pauwels, et l'ingénieur chimiste Jacques Bergier, passionné par toutes sortes de mystères. La mise en forme du livre nécessite cinq années, sur la base d'une volumineuse documentation. L'objectif des auteurs est alors d'éveiller la curiosité du public : « Il y aura sans doute beaucoup de bêtises dans notre livre, répétons-le, mais il importe assez peu, si ce livre suscite quelques vocations et, dans une certaine mesure, prépare des voies plus larges à la recherche ».

    Soutenus par certains, dont le sociologue Edgar Morin qui publie des articles favorables dans Le Monde, vitupérés par l’Union rationaliste qui les attaque dans l'ouvrage collectif Le Crépuscule des magiciens, les auteurs du Matin des magiciens poursuivent leur mouvement, qu'ils qualifient de « réalisme fantastique », avec, comme principal organe, la revue Planète.

    Le Matin des magiciens, phénomène sociologique non négligeable, a remis à la mode l'imaginaire, l'irrationnel et l'étrange, qui avaient été, à partir des années 1920, en partie revalorisés par les premiers surréalistes, mais dans une optique sensiblement différente.

    Le groupe Martin Circus s'en inspire, en 1969, dans sa chanson Le Matin des magiciens


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  • Professeur CHORONLe Professeur Choron, né le 21 septembre 1929 à La Neuville-aux-Bois (Marne) et mort le 10 janvier 2005 à Paris, de son vrai nom Georget Bernier, dit également Georges Bernier, est un écrivain, journaliste satirique, humoriste et chanteur français. Créateur et animateur de plusieurs journaux, il est notamment le cofondateur des magazines Hara-Kiri et Charlie Hebdo. Son pseudonyme provient de la rue Choron où se trouvaient les premiers locaux de Hara-Kiri.

    Il se lance dans la vie sans avoir fait beaucoup d'études, en exerçant divers petits métiers, puis s'engage pour vingt-huit mois comme parachutiste en Indochine, où il devient, entre autres, "enculeur de sergent" (selon ses propres termes) dans la Coloniale.

    Au retour, il travaille comme colporteur, puis comme chef des ventes du journal satirique Zéro. C’est là qu’il rencontre François Cavanna et Fred, avec qui il fonde en 1960 le mensuel Hara-Kiri, auquel son nom, avec celui des dessinateurs Topor, Reiser, Gébé, Wolinski et Cabu, restera attaché.

    En 1962, après une première interdiction, la rédaction du journal passe de la rue Choron à la rue de Montholon et adopte comme raison sociale Les éditions du Square.

    Le Professeur Choron assumait dans l'équipe des éditions du Square le rôle de "patron" gestionnaire, mais s’investissait également dans le travail de la rédaction. Il créait ou participait aux fausses pubs, aux photo-montages, écrivait des textes, et jouait dans les romans-photos. Il se mettait lui-même en scène dans ses « Jeux de cons » et ses « Fiches-bricolages ».

    À cette époque il a fait des apparitions dans l’émission de Jean-Christophe Averty Les Raisins verts.

    En 1969, en plus du mensuel, l'équipe de Hara-Kiri créé Hara-Kiri Hebdo qui devient peu de temps après L’Hebdo Hara-Kiri.

    Après la parution en novembre 1970 du titre [ Bal tragique à Colombey : un mort ], allusion à la mort du général de Gaulle et référence à l’incendie de la discothèque du 5-7 de Saint-Laurent-du-Pont qui avait fait 146 morts (et qui avait fait aussi l'objet d'un titre dans Hara-kiri hebdo : "Le bal continue pendant les travaux"), le titre est interdit. Choron et son équipe de rédaction décident alors de lui créer immédiatement un petit frère, Charlie Hebdo, pour passer outre l’interdiction de paraître. Le nouveau venu comporte quatre pages de bandes dessinées, imprimées sur fond de couleur pour les distinguer du reste du journal (elles disparaîtront vite au fil des numéros). On retrouve les mêmes rubriques, avec une typographie identique : seul leur nom a été changé.

    Les éditions du Square éditaient également Charlie Mensuel, mensuel consacré à la bande dessinée, dirigé au départ par Delfeil de Ton puis pendant plus de 10 ans par Wolinski, la Gueule ouverte, un des premiers journaux écologistes, fondé par le dessinateur Pierre Fournier, puis Mords-y l'œil, Surprise, dirigé par le dessinateur Willem et BD, l'hebdo de la BD, dirigé par l'écrivain Jean-Patrick Manchette, Grodada premier journal pour enfants « non mièvre », où les animaux y sont sexués.

    En 1988, le Professeur Choron a adapté pour la télévision ses fiches bricolages, publiées dans Hara-Kiri. Il a également participé à l’émission de Jean-Michel Ribes, Merci Bernard.

    Habitué des provocations publiques, le professeur Choron se livre régulièrement, lors de ses apparitions dans les médias, à des excentricités, à des déclarations salaces ou à des esclandres, invectivant parfois le public ou les autres invités, que ce soit sur le plateau de Droit de réponse ou lors d'autres émissions.

    Professeur CHORONLe Professeur Choron meurt à l'hôpital Necker d’une anémie réfractaire le 10 janvier 2005. Il est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse avec son épouse Odile Vaudelle (1934-1985).

     

     (Wikipedia)

     Les fiches bricolages du professeur Choron

      

      

    un site lui est consacré à l'adresse: http://www.harakiri-choron.com/


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  •  d'après Wikipedia

    Vous n'avez jamais rencontré Mouna ?

     

    André Dupont, dit "Aguigui Mouna" , ou simplement "Mouna", né le 1er octobre 1911 à Meythet (Haute-Savoie), et mort le 8 mai 1999 à Paris, est un clochard-philosophe libertaire, pacifiste, écologiste avant l'heure, qui, souvent à vélo, sillonnait les rues de Paris pour haranguer les foules, dormant chez ses hôtes voire à la belle étoile. Il connut son heure de gloire en mai 68. On a vu en lui à la fois "le dernier amuseur public de Paris" et "le sage des temps modernes".

    Il naît dans une famille de cultivateurs modestes. "J'ai perdu mon père quand j'avais sept ans. Un matin, j'avais neuf ans, ma tante m'a réveillé en m'annonçant : ta mère est morte. Ça fait un drôle d'effet". Il est recueilli avec son frère par cette tante, chez qui ils seront garçons de ferme, couchant à l’étable avec les vaches. Sa mère, Adélaïde Brisgand, était originaire des Villards-sur-Thônes.

    Il commence à travailler à l’âge de 13 ans. Il est tour à tour garçon de café et chômeur et, à 17 ans, s’engage dans la Marine mais s’en fait exclure pour avoir refusé les avances d'un supérieur.

    Il se marie en 1939, juste avant d’être mobilisé pour la drôle de guerre. Il en sortira "antimilitariste convaincu".

    Il adhère au Parti communiste français à la Libération et est un temps un militant "pur et dur ". Mais, n’étant fait ni pour l’obéissance passive aux consignes, ni pour la pensée unique, il déchante rapidement. Installé à Nice où il tient une pension de famille, il est exclu du PCF à la suite d'un épisode lié à sa vie privée, ce qui contribue à sa désillusion politique.

    En 1951, il fait la connaissance d'un client de son établissement, un peintre argentin marginal. La rencontre avec ce personnage original est pour lui une illumination, qui le convainc de dénoncer l'absurdité du monde. Las de sa vie de "caca-pipi-taliste", il commence, tout en continuant à tenir sa pension, une carrière d'"d'imprécateur-amuseur". En mai 1952, il prend part à une manifestation communiste contre les Américains en arborant pour la première fois une tenue bariolée. Au cours des semaines suivantes, il multiplie les apparitions publiques dans Antibes, où il acquiert une réputation d'excentrique, voire de fou.

    Il déclare volontiers, au sujet de la société contemporaine : "On devient gaga, complètement gaga, fini, usé, terminé… gaga, agaga, agogo, gogo, agag, aguigui… aguigui !" Par la suite, ayant fait faillite, quitté par sa nouvelle compagne qui ne supportait plus ses excentricités, il se consacre à temps plein à son activité d'imprécateur public et prend la route pour professer sa philosophie, à Paris comme sur la Côte d'Azur. Il donne libre cours à sa fantaisie, parcourt Saint-Germain-des-Prés pour répandre la bonne parole aguiguiste. Il porte une moitié de moustache et de barbe pour dénoncer un monde radioactif. Il fonde le club des aguiguistes, censé apporter gaieté, joie et optimisme. Découvrant la photographie d'Einstein tirant la langue, il lui écrit pour lui proposer la présidence d'honneur de son club. Albert Einstein accepte la présidence d'honneur et lui répond : "N'hésitez pas à accrocher dans votre restaurant mon portrait qui, du reste, illustre bien mes convictions politiques."

    Plus tard on le verra aussi, "coiffé d'un chapeau à clochettes et revêtu d'un manteau recouvert de badges et de calicots", haranguant les foules aux festivals de Cannes et d’Avignon, au Printemps de Bourges et au Salon du livre de Paris.

    En 1956, il marche à pied de Cagnes-sur-Mer à Sanremo. On le voit aussi à Golfe-Juan, où il reste perché 16 heures en haut d’un platane. Il ponctue ses déclamations par des inscriptions à la craie blanche sur le bitume en disant « Je craie ». Ses techniques de communication, telles que l’usage de pancartes accrochées à son vélo pour interpeller les passants, ont probablement influencé l’écriture blanche sur noir de l’artiste Ben. À Sainte-Maxime, il porte un réveil autour du cou et pique sa barbe de fleurs des champs

     

    Aguigui ? Mouna !!!

    Il crée son journal Le Mouna Frères (le Mou’Nana pour les sœurs !!! - le journal anti-robot), feuille de chou qui tient à la fois de L'Os à moelle de Pierre Dac et du tract politique, qu’il diffuse lui-même dans les manifestations. Il se déplace sur un vélo équipé d'un téléphone rouge factice et jette des graines aux badauds qui l'écoutent en ponctuant son geste d'un « Prenez-en de la graine ! ».

    En 1968, aux gauchistes qui lui lancent « Mouna, folklore ! », il rétorque « Tu préfères le chlore ? », allusion aux gaz lacrymogènes des CRS lors des manifestations estudiantines. Les mêmes le qualifient d’« amuseur débilissime, allié objectif du capitalisme » et l'accusent même d'être indicateur de la police..

    Les prenant au mot dans l’amphithéâtre à ciel ouvert (maintenant remplacé par un bâtiment administratif) du campus de Jussieu (universités Paris 6 - Paris 7), il se fait sacrer le 2 mars 1978 « Empereur débilissime, Aguigui 1er », à l’aide de ses amis saltimbanques qui distribuent des nez rouges. Un autre jour, il se fait arrêter pour avoir mené une procession grotesque dont les participants scandaient en chœur : « Nous sommes heureux ! Nous sommes heureux ! »

    Il passe des heures à la bibliothèque du Muséum national d'histoire naturelle, discute avec les chercheurs, diffuse le livre de Jean Dorst Avant que nature meure, croise l’agronome René Dumont et comprend les enjeux de l’écologie bien avant l’apparition de l’écologisme politique. Il milite ensuite contre le « tout-routier », pour le « partage de la route » et pour le respect des animaux y compris domestiques sur son vélo tractant une remorque bricolée, coiffé d’un couvre-chef recouvert de badges divers, et parfois un porte-bagage au guidon, abritant de petits animaux de compagnie. Il fut de tous les défilés parisiens non violents, antimilitaristes, pacifistes, libertaires ou contestataires. Il a aussi mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à dénoncer les risques et les retombées négatives du programme nucléaire français, militaire et civil.

    Dénonçant le "déformatage des esprits" et le "prêt-à-penser", il se présente comme candidat (ou « non-candidat » ainsi qu’il se désigne lui-même) à l’élection présidentielle de 1974, ainsi qu’aux trois suivantes, sous son véritable patronyme : Dupont (« pas de Nemours ni d’Isigny », précise-t-il). Aux élections législatives de 1988 et 1993, à l’âge de 76 puis de 81 ans, il se présente dans la 2e circonscription de Paris contre Jean Tiberi, obtenant 3 % des voix en 19881 et 1,8 % en 1993 (722 voix). Dans les candidatures de Mouna Aguigui à des fonctions électives, Pierre Laszlo voit «"’irruption, dans les campagnes électorales parisiennes, du saugrenu propre au bouffon ou au clown".

    Aguigui ? Mouna !!!

    On a vu en lui un émule de Diogène, de Socrate ou de Ferdinand Lop qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer (et dans les deux sens) afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

    Son portrait où il tire la langue à la manière d’Albert Einstein, par Olivier Meyer, publié sous forme de carte postale en 1989, puis en illustration du livre d’Anne Gallois, a servi de base à la réalisation d’un pochoir sur toile en 2006 par l’artiste Jef Aérosol, reproduit dans le livre VIP.

    Il meurt le 8 mai 1999, à l’âge de quatre-vingt-sept ans, d’un arrêt cardiaque, à l'hôpital Bichat, à Paris.

    Cavanna disait de lui :

    « Mouna, c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »

    d'après Wikipédia

    un site lui est consacré: AGUIGUI MOUNA

     


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